L'origine du peuple basque est un grand mystère qui a fait couler beaucoup d'encre. D'où viennent-ils et d'où vient la langue toujours parlée par les basques ?
VOYAGES D'ETUDE
Pays Basque 3ème 2014
L'origine du peuple basque
L'origine du peuple basque est un grand mystère qui a fait couler beaucoup d'encre. D'où viennent-ils et d'où vient la langue toujours parlée par les basques ? 
L'origine de la langue basque est mal connue. Elle n'est pas issue du latin, qui a donné naissance à bien des langues européennes. On lui a trouvé des ressemblances avec des langues caucasiennes, chamito-sémitiques et ibériques.  Quoi qu'il en soit, la langue basque est la langue d'un Peuple dont on a maintenant la conviction qu'il a toujours habité cette région. Elle a sans doute - comment pourrait-il en être autrement - subi les influences des langues et dialectes environnant ou lointains comme peut-être le caucasien dont les habitants eurent très tôt des échanges commerciaux avec la région.  On en connait les caractéristiques et depuis la création de la Communauté Autonome Basque, le Gouvernement Basque a voulu donner à l'EUSKARA une unité "officielle" en établissant une grammaire et des règles sémantiques communes à tous les dialectes basques parlés du Nord au Sud. On l'appelle l'EUSKARA BATUA (la langue basque unifiée) : elle est parlée par les fonctionnaires, enseignée dans les écoles (ikastolak), utilisée par la radio, la télévision, dans les livres, la littérature ou les journaux.

Le musée de SARE et sa grotte

Les grottes préhistoriques de Sare

Troisième site le plus visité en Pays Basque. Les traces les plus anciennes de présence humaine en Pays Basque remontent à quelques 200 000 ans. Il semble d'après certains anthropologues, linguistes et archéologues que la langue Basque était déjà utilisée au début de la Protohistoire. C'est avec l'arrivée des Romains en Terre Basque que nous sommes passés à la période Historique.

Le long d’un parcours aménagé, 3 thèmes seront abordés :

  • la géologie atypique d’une grotte plutôt sèche;
  • un habitat préhistorique;
  • les Origines et la mythologie du peuple basque selon l’anthropologue José-Miguel de Barandiaran.

En accès libre, vous découvrirez d’une par notre musée du site qui retrace l’évolution de l’Homme de la préhistoire à nos jours et d’autre part le parc mégalithique qui évoque le mégalithisme en Pays Basque.

Classé parmi les plus beaux villages de France, SARE est niché au pied de la célèbre montagne basque «la Rhune».

Avec les villages d’Ainhoa, de Zugarramurdi et d’Urdax en Navarre, Sare constitue le territoire transfrontalier de Xareta.

A travers l’Histoire (Guerres Carlistes, Guerres mondiales), ses activités (contrebande, travail de la nuit…), Sare a toujours entretenu des relations privilégiées avec les différentes provinces de part et d’autre de la frontière.
 


Le musée de SEL à Salies de Béarn

Un sel de légende et de tradition

Présent naturellement sous les Pyrénées depuis des millions d’années, le Sel de Salies-de-Béarn est protégé en profondeur dans des eaux dix fois plus salées que l’eau de mer.
Son mode de production authentique et traditionnel confère à ce sel 100% naturel et exceptionnellement riche en oligo-éléments, des qualités gustatives incomparables.

Selon une légende contée par les auteurs du XVIIe et XVIIIe siècle, la ville se serait bâtie autour d’une source salée découverte au cours d’une chasse au sanglier.

"Ce sanglier, poursuivi, se réfugia dans un marais bourbeux où il fut blessé par les chasseurs. Il s’élança sur le coup et alla mourir au loin. On le suivit et on le trouva couvert de cristaux de sel produits par l’évaporation de l’eau de ce bourbier. C’est à cette découverte que la ville de Salies doit son origine."

Connue depuis l’Antiquité, Salies-de-Béarn "Cité du sel" s’est développée autour du Sel. Pendant plusieurs siècles, la distribution de l’eau salée a rythmé la vie des salisiens. L’acheminement de l’eau salée a joué un rôle déterminant dans l’architecture de la ville qui a adopté une configuration dite "en escargot" à partir du lieu de l'actuelle Place du Bayaà : source d’origine. Dans ce bassin à ciel ouvert, l’eau était puisée selon un rituel très réglementé. À certaines heures de la journée, les "tiradous" (porteurs) s'emparent des "sameaux" (cuves) et courent à travers la cité pour en déverser le contenu d’eau salée dans les "coulédés" (auges de pierre) qui se trouvent devant les maisons des fabricants de sel.Il est utilisé depuis des siècles sur les tables du Sud-Ouest de la France. Il est toujours préféré à tout autre sel par les professionnels de la salaison, notamment ceux du Jambon de Bayonne.

LE MUSEE: Au sein de la vieille ville de Salies de Béarn, la Maison Darrémoudine, à pans de bois du XVIIème siècle a été entièrement restaurée et transformée désormais en musée pédagogique. Ce Musée du Sel présente, sur trois niveaux d’exposition, l’histoire du sel à Salies de Béarn, des techniques primitives d’extraction du sel au thermalisme du troisième millénaire, soit trente-cinq siècles d’histoire.


 



Les Thermes de Salies-de-Béarn
Les Thermes de Salies-de-Béarn disposent d'un savoir-faire unique depuis plus de 150 ans. Les propriétés thérapeutiques des eaux chlorurées sodiques fortes font la réputation de la station dans le domaine de la rhumatologie, de la gynécologie et des troubles du développement de l'enfant.

C’est le Docteur Charles Nogaret qui est le premier à plonger un patient dans les eaux de Salies auxquelles il reconnaît des vertus ancestrales. Au milieu du 19ème siècle, les habitants de Salies avaient l’habitude de se baigner dans le bassin de la fontaine. Ils étaient considérés comme des plus robustes et on constatait que les blessés Salisiens guérissaient plus vite que les autres.

Dés 1852, le Docteur Charles Nogaret installe deux baignoires dans la saline, ayant déjà testé les bains à son domicile. Le succès et la guérison sont au rendez-vous.

En 1857, le premier établissement thermal de Salies de Béarn est construit. C’est un bâtiment assez modeste situé non loin de la saline comprenant quinze cabines. Les premiers utilisateurs sont les Salisiens qui viennent prendre un bain d’une heure au prix de cinquante centimes !

Le succès est tel qu’en 1880 l’agrandissement de l’établissement est indispensable. On ajoute vingt deux baignoires. En 1882 le nombre de bains délivrés à Salies est de 26200, puis de 54880 quatre ans après.

Le 21ème siècle: L'établissement a été agréablement rénové à l’intérieur et se présente en deux parties :

  • l'aile dédiée à la cure
  • le côté réservé au SPA thermal des Bains de la Mude avec ses espaces Aquatiques, Fitness, Bien-être et Beauté.

Ainsi, le thermalisme est désormais l’activité dominante de la ville.


L'atelier du piment et la chocolaterie d'Atton

Espelette est un village qui a su, au fil du temps, conserver toute son authenticité avec ses belles maisons, son château récemment restauré, son église , ses lavoirs...

L'atelier du Piment:

La production :
n 1965 : 500 kg à 1 tonne de poudre, 10 producteurs.
n 1995 : 3 tonnes de poudre produites, 25 producteurs.
n 1999 : 7 tonnes de poudre produites, 30 producteurs.
n 2005 : 50 tonnes de poudre produites, 90 producteurs.
n 2010 : 98 tonnes de poudre produites, 135 producteurs.

Une production ancestrale
La production du piment d’Espelette est ancienne. Arrivé d’Amérique avec les conquistadors, avec le maïs, la pomme de terre, le cacao, ce piment originaire du Mexique va s’installer dans les pays chauds, tropicaux ou semi-tropicaux.
C’est donc d’Espagne – Espelette est un village qui touche la frontière – que le piment passe la frontière pour arriver en France. Il s’est installé dans le Midi, là où est la chaleur, pour être surtout cultivé en piment doux ou en poivrons. A Espelette,
c’est une variété piquante qui sera cultivée. Transformée en poudre après séchage, elle va intéresser la population locale pour assaisonner sa charcuterie traditionnelle, car elle est, de plus, bien moins chère que les épices lointaines.
Le climat local, chaud et pluvieux l’été, confère à ce piment ses caractéristiques.
Enfin, Espelette est un village de marché : le savoir-faire du semis et de la culture du plant de piment fut l’apanage des paysannes du village ; au printemps, elles vendaient leurs plants au marché d’Espelette. La culture du piment s’installe dans cette zone comprenant Espelette et les villages les plus proches. Il s’agissait pour beaucoup d’une épice utilisée à la maison : chaque ferme, chaque villageois élevait son cochon. En hiver, toutes les cochonnailles en étaient assaisonnées. Quelques producteurs, cependant, firent une production telle qu’elle leur permettait d’en vendre une partie à des charcutiers de Bayonne ou du Béarn. Elizaldea, grande ferme productrice de piment, en plantait 3 000 pieds. Au total on comptait une dizaine de producteurs qui devaient produire moins d’une tonne de poudre. Le suivi de la culture est difficile, les terrains cultivés sont petits : moins de 2 000 mètres carrés pour 3 000 pieds. Ainsi, dans la ferme, cela faisait partie davantage du travail du jardin, donc de celui de la femme. Chaque ferme sélectionnant sa graine pour les semis de l’année suivante, le choix des plus beaux piments était basé sur des notions de : typicité, beauté, finesse de la peau, forme triangulaire, attachement du pédoncule
à la plante, taille, couleur.
A côté de la dizaine de fermes produisant pour vendre, chaque maison du village ayant un petit jardin cultive 100 ou 200 pieds de piment, afin de s’assurer les épices nécessaires aux cochonnailles. Limitée à une production ne dépassant sûrement pas les 20 000 pieds, cette culture devait perdurer ainsi dans le village d’Espelette jusqu’à la deuxième partie du XXe siècle.




 

Chocolats Antton


La Maison Antton a été fondée au cœur du Pays Basque en 1993 avec la volonté de proposer des chocolats artisanaux et de faire partager la passion du Maître Chocolatier.
Ronan Lagadec, notre Maître Chocolatier diplômé BM et BTM, nous régale chaque saison de nouvelles créations. Autour de lui, une équipe de chocolatiers prépare les recettes de nos pralinés croquants, de nos ganaches fondantes et de toutes nos autres spécialités chocolatées.
A Espelette, production des orangettes, moulages, pâtes à tartiner, mendiants et autres chocolats à croquer.Tous les amoureux du chocolat sont invités à visiter gratuitement notre site à Espelette. Cette visite plonge le visiteur gourmand au coeur de l'atelier et permet de découvrir les chocolatiers à l'oeuvre.

La ganache au chocolat noir est le faire valoir de tout Maître Chocolatier. Au programme chez Antton, des chocolats noirs purs beurre de cacao, des chocolats au piment d'Espelette, des chocolats à la cerise, aux essences de fleurs et aux épices...De la crème, du beurre et du chocolat sont des ingrédients simples mais la ganache est exigeante et ne serait pas si onctueuse sans le savoir faire éprouvé du Maître Chocolatier. C'est ce savoir faire artisanal qui donne toute la force et la finesse d'une grande ganache au chocolat noir.

Le chocolat est une matière vivante. Il réagit très vite à la moindre variation de température et d'humidité.

Le tempérage et la cristallisation sont des phases importantes de la préparation car ils garantissent l'aspect brillant, la belle couleur et le craquant du chocolat.

 






Le pays des surfers "Hossegor"
Hossegor-Seignosse-Capbreton est un groupe de spots de surf situé dans le département français des Landes.

Hossegor, dont le nom gascon signifie fosse profonde, bénéficie grâce à un haut-fond au large (gouf de Capbreton), de vagues puissantes et massives, se déroulant sur une longue distance.

Ces spots de surf se situent sur la Côte d'Argent, allant de la Pointe de Grave à l'embouchure de l'Adour, et entièrement composée de plages de sable fin. Les vagues dépendent des bancs de sable et des baïnes qui se forment et se déplacent au gré des courants.

Il est très médiatisé depuis 2001, date de son introduction dans le championnat du monde de surf professionnel.


Initiation à la pratique du surf:

L’Hossegor Surf Club s’occupe toute l’année des enfants et ados de la région et depuis sa création, il a formé de nombreux champions. L’ensemble de l’équipe sportive met en oeuvre toutes ses compétences pour que les jeunes puissent se développer sur le plan sportif.
En plus de l'enseignement de la pratique, nous aborderons les sujets suivants :
- La mer et ses imprévus
- Les consignes de sécurité
- Un descriptif du matériel utilisé
Pendant deux heures, les jeunes se sont essayés dans les vagues.
Deux moniteurs diplômés du Brevet d’Etat de surf assuraient l’encadrement.
Le spot est choisi en fonction des conditions de vagues pour garantir une sécurité maximum.




Initiation à la pelote Basque:

La pelote basque (Euskal pilota) regroupe plusieurs jeux de balle issus du jeu de paume. Dans la plupart des spécialités, le jeu consiste à envoyer, de volée ou après un rebond, la pelote contre un mur principal, nommé frontis, afin qu'elle retombe sur l'aire de jeu nommée cancha. Le point continue jusqu'à ce qu'une équipe commette une faute (falta) ou n'arrive pas à relancer la pelote avant le deuxième rebond.

La pelote est un jeu universel, legs d'autres civilisations, que les Basques ont su adapter et transformer avec leurs propres caractéristiques. Déjà évoquée dans la mythologie ou sur des stèles funéraires, pratiquée depuis des siècles dans des zones de jeux situées en montagne, la pelote basque va s'inspirer au XVIIe siècle du jeu de paume pour y apporter de nombreuses modifications et créer de nouvelles et nombreuses spécialités. Face à face ou contre un mur, en intérieur ou en extérieur, la main nue ou utilisant divers instruments, l'introduction du caoutchouc dans la fabrication des pelotes, progressivement, les innovations vont faire émerger les particularités et les règles de la pelote basque actuelle. Vers la fin du XIXe siècle, une pelote basque spectacle avec des pilotaris professionnels va naître et côtoyer jusqu'à ce jour, une pelote basque traditionnelle toujours active sur les frontons.